09 décembre 2007
Le CD
Lettre au public du Théâtre Toursky
Chers amis,
À l’issue du concert du 15 mai dernier que j’ai
donné au Théâtre Toursky à Marseille, vous avez été très nombreux à
nous témoigner votre intérêt et surtout votre confiance en participant à la production de l’album « Sous l’Oranger » sous la forme d’une souscription.
J’en ai été très touchée et heureuse.
C’est
extrêmement encourageant pour mon équipe, puisque nous avons vendu ce
soir là 120 CD, ce qui représente plus de 10 % de la jauge du théâtre
(déjà considéré comme très bon chiffre).
Ajoutons à cela que vous avez misé sur notre honnêteté en achetant un simple coupon.
Tout cela fait chaud au cœur et donne de la force pour continuer le chemin.
Le temps passe, et de votre côté vous devez vous demander quand est-ce que vous aurez le disque en main, où tout cela en est, et comment avance cette production.
Nous avons donc pris la décision de vous adresser le CD sous sa forme actuelle et de vous expliquer toute cette aventure.
Voici donc tout d'abord quelques points de repère sur le processus qui précède la sortie d’un disque :
Un album donc, c’est bien sûr tout d’abord un travail d’ÉCRITURE.
Sur ce point vous êtes rassurés : Mes chansons existent bien, vous les avez entendues sur scène lors du concert...
Une fois que ces chansons sont écrites (textes et mélodies) il faut les « ARRANGER »,
en quelque sorte les « habiller » (choix des accords –harmonisation-,
choix des instruments et de leurs différentes interventions, des chœurs
etc...)..
Après avoir cherché longtemps, j’ai trouvé en Lulu Zerrad, (guitariste que vous avez également découvert sur scène), le collaborateur idéal pour créer les ARRANGEMENTS de toutes mes chansons pour le spectacle comme pour le disque.
Une
fois que les arrangements sont écrits, on passe à la phase de
l’enregistrement, sous le regard d’un réalisateur expérimenté. La « RÉALISATION »
c’est ce qui donne la cohérence à un album. Plusieurs arrangeurs
peuvent participer à un album, mais l’esthétique globale est ensuite
donnée par la patte du réalisateur, sorte de chef d’orchestre.
Dans mon cas, c’est pour ce travail que j’avais d’abord contacté Lulu Zerrad.
J’avais
pu apprécier son esthétique sur de nombreux albums d’autres artistes
(dont la chanteuse portugaise Bevinda) et je pensais que sa sensibilité
musicale et son éclectisme sauraient donner une direction originale et
harmonieuse à mon univers musical très varié.
Après avoir été co-arrangeur des chansons, Lulu a donc pris la casquette de RÉALISATEUR, Et nous avons enregistré l’intégralité des instruments et des voix dans son studio, à Paris.
Nous
en étions à ce moment là du travail lorsque nous nous sommes produits
au Toursky. C’est à dire que bien sûr « le plus gros » était déjà fait
!
Mais à cette étape du travail, un album est loin d’être terminé.
Il faut ensuite passer à la phase du MIXAGE.
Pour trouver une nouvelle métaphore, après l’habilleur et le chef d’orchestre, on pourrait ici penser à un chef cuisinier.
En effet le mixage ce sont les dosage et la « cuisson ». Chaque son est
dosé, choisi avec telle ou telle fréquence hertzienne... ça donne une
couleur à chaque instrument et à la voix. Puis viennent les équilibres
: ce qu’on va mettre plus ou moins fort, tel ou tel instrument, à quel
moment, et la place que tel ou tel son occupera dans l’espace lorsqu’on
écoutera le disque.
Là encore, nous avons choisi de travailler avec quelqu’un dont nous admirions le travail : Jose-Luis Garrido
(réalisateur et mixeur des albums de Paco de Lucìa, Camaròn de la Isla,
Ketama, Vicente Amigo, Maìte Martìn et autres sommités de la musique
espagnole). Il venait de remporter le prix Goya (équivalent de notre
César) de la meilleure musique de film (« Havana Blues ») et a
néanmoins accepté avec une modestie et une gentillesse incroyables de
nous recevoir chez lui et de mixer l’album dans le plus grand studio de Madrid (Musitròn), de plus à un tarif très amical !
Nous arrivons donc au bout du processus. Il ne manquait plus que le MASTERING.
Lorsqu’un album est mixé, pour prendre une nouvelle métaphore, cette fois-ci de menuiserie, MASTERISER un
album, c’est comme mettre le vernis ou la patine, sur un meuble
parfaitement fini. En gros sans le mastering, toutes les chansons
n’auraient pas exactement le même niveau sonore et surtout les disques
ne pourraient pas être écoutés sur les chaînes stéréo des auditeurs.
Le MASTERING terminé, on obtient un CD appelé le MASTER. Cet objet est la pièce maîtresse, le moule, à partir duquel on va DUPPLIQUER en mille exemplaires ou plus... Il est le produit fini pour ce qui est du contenu du CD.
Vient bien sûr en dernier lieu la pochette (photo,visuel, graphisme, logos des producteurs et soutiens publics ou privés) et l’emballage.
Mais là, nous avons décidé de ne pas prendre en charge seuls ces dernières étapes.
Pourquoi ? Parce qu’il était important de passer d’ores et déjà à la phase de « démarchage ».
Car un album, une fois « accouché » (on en est là), doit enfin faire l’objet d’une phase de PROMOTION et ensuite de DISTRIBUTION.
La
promotion c’est ce qui va faire que le public va savoir que cet album
existe (radio, TV, presse écrite...) et la distribution qu’il le
trouvera chez les disquaires ou à la FNAC près de chez lui.
La PROMOTION, c’est la maison de disque, ou LABEL, qui l’assure et elle travaille en collaboration avec un ou plusieurs distributeurs.
Vu que notre association ‘Couleur d’Orange’ a produit intégralement le CD, nous souhaitons aujourd’hui signer un contrat de licence avec un LABEL (et non pas un simple contrat de distribution car dans ce cas nous devrions nous même assurer toute la promotion et Couleur d’Orange
est une trop petite structure qui n’a ni le savoir faire ni les moyens
financiers et humains de se lancer dans une telle aventure).
Nous en sommes donc à la phase ingrate mais indispensable du DÉMARCHAGE en vue de ce qu’on appelle une SIGNATURE.
Nous envoyons la copie du master à de nombreux professionnels pour
trouver LE ou LES partenaires qui feront que le disque ne se vendra pas
uniquement de manière confidentielle mais pourra avoir une chance de
connaître une belle diffusion.
Nous avons plusieurs arguments, dont un très joli DVD de démonstration qui
a été conçu à partir de l’enregistrement du concert au Toursky. Il est
très représentatif de notre travail et jouit en plus de la bonne
ambiance qui régnait ce soir là dans la salle et sur scène !
Nous avons également comme argument face au maisons de disque, le nombre de CD vendus à l’issue de la représentation... et juste sur souscription !
Cela ne devrait pas laisser les professionnels indifférents.
Bref nous sommes confiants... mais très entreprenants aussi ! On ne cesse de réactiver et d’élargir le réseau de contacts pour se donner le plus de chances de faire LA bonne rencontre.
Nous avons également des contacts du côté de l’Espagne. Jose-Luis Garrido a pris le « bébé » sous le bras et démarche pour nous là-bas. Une charmante journaliste de Barcelone qui était présente le soir du concert au Toursky, nous fait depuis une pub d’enfer ici et là-bas! Je suis en contact avec un des plus beaux festivals d'Espagne pour un très gros énénement qui aura lieu l'été prochain (je ne dis pas quoi car rien n'est signé!)...
C'est encourageant.
Lorsqu'on aura SIGNÉ, le disque sortira dans les mois qui suivront
(sachant qu’il y a des périodes de prédilections pour les sorties : par
exemple octobre/novembre (pour que l’envie soit là pour NoÊl) et
avril/mai, idem pour l’été. Les Labels choisissent en général la
période qui leur semble la plus propice pour faire les meilleures
ventes possible.
Alors si vous avez envie de continuer à suivre cette aventure, nous vous tiendrons informés vìa ce blog des rencontres et des rebondissements et ce jusqu’au jour J. Ce jour là vous recevrez l’album masterisé, dans sa pochette définitive, avant la mise en vente.
Pour l'instant on espère que vous apprécierez la
copie du master que nous vous avons récemment adressée (identique à
celle que nous envoyons actuellement aux professionnels).
C’est tout à fait écoutable et le visuel de la pochette provisoire (cartonnée) est constitué du tableau d’Ingrid B intitulé « Christina » (le même que sur la souscription).
Voilà, à présent vous savez tout. J’espère que vous
excuserez ce retard à vous faire parvenir votre CD définitif.... Ce
dernier suit simplement le cours de sa production, que j'aimerais bien
plus rapide!
Vous pouvez toujours nous contacter:
- par mail à couleurdorange@free.fr
- par courrier: à Couleur d'Orange, 21 rue Léon paulet 13008 MARSEILLE
- par téléphone au 04 91 71 78 71 ou au 06 60 29 90 76
Je vous remercie encore sincèrement de m’avoir soutenue.
C’est grâce au public que nous
existons, pour et avec lui que nous nous battons pour que survive la
création artistique, loin des produits babriqués et distribuée par
l'industrie du disque.
Alors j’espère à très bientôt... pour la sortie du disque et pour d’autres bons moments à partager.
Sincères Amitiés
Hasta pronto
Christina
Commentaires
Sigamos
merci à Cristina, qui appuie et enjolive nos combats pour un monde plus humain.
A bientôt à Marseille, après la soirée C Peyre aux Lecques.
Un grand merci
Merci à vous christana pour l"excellente soirée que vous nous avez fait passé courant juillet à la maison familliale de Morgat. Pourtant, avant votre préstation j'étais un peu septique, n'étant pas un fan de musique andalouse.
Même mon fils Bastien écoute régulièrement votre CD que vous avez eu la gentillesse de lui dédicacer.
En espèrant avoir le plaisir de vous revoir sur scène
jacques
Super Cd
Merci pour ce super Cd et merci pour se concert a paris au café de la danse dans le 11 ieme.
a tres bientot pour une nlle rencontre
lucie
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